Alexandra Colin
Fascinée très tôt par la molécule d’ADN, Alexandra Colin s’est depuis prise de passion pour les rouages invisibles du vivant. Chargée de recherche CNRS au Laboratoire de physiologie cellulaire et végétale (LPCV)1 à Grenoble, elle décrypte les dynamiques du cytosquelette d’actine grâce à des systèmes biomimétiques. Ces modèles lui permettent de reconstituer des mécanismes cellulaires avec un minimum de protéines. Une approche volontairement épurée, mais redoutablement puissante mêlant biologie, physique et chimie. Elle met ainsi en évidence comment les structures intracellulaires se partagent, se renouvellent ou entrent en compétition autour de la ressource précieuse qu’est la protéine d’actine. Avec son projet ANR SCALING2 , Alexandra Colin s’attelle désormais à un défi de taille : faire dialoguer les données issues de systèmes reconstitués et celles obtenues sur cellule entière. L’enjeu ? Mieux saisir comment le vivant ajuste ses architectures aux dimensions de la cellule qui l’héberge.
Alexandra Colin, exploratrice des dynamiques du vivant I Talents CNRS
Alexandra Colin étudie le cytosquelette d’actine, un réseau de protéines essentiel à la forme et au mouvement des cellules. Grâce à des systèmes biomimétiques, elle reconstitue en laboratoire des modèles simplifiés de cellules pour observer comment les protéines s’assemblent et interagissent. Ses travaux ont révélé un vieillissement des protéines dû à leur oxydation, ainsi que l’importance du recyclage pour maintenir l’équilibre des structures cellulaires. Avec le projet ANR SCALING, Alexandra Colin examine la manière dont la taille des cellules influence l’organisation du cytosquelette. Ces recherches fondamentales éclairent des processus clés, comme le vieillissement cellulaire ou les changements observés dans certaines maladies.